Biocoop : 2,76 Go de données internes et près de 6 900 personnes concernées par une fuite de données Un cybercriminel utilisant le pseudonyme Venus1337 affirme avoir compromis un extranet de Biocoop et diffuse librement un dépôt présenté comme contenant environ 2,76 Go de données internes du réseau français de magasins bio. Selon les éléments analysés, la fuite concernerait près de 6 900 personnes distinctes rattachées au réseau, parmi lesquelles des salariés, gérants et responsables de magasins ainsi que du personnel du siège. Identités, coordonnées professionnelles et identifiants de connexion figurent notamment dans les données. La revendication a été publiée le 20 septembre 2026 sur un forum cybercriminel. Le dépôt comprendrait également la base SQL de l’extranet, des contacts de magasins et de nombreux documents internes relatifs aux chiffres d’affaires, assortiments et politiques tarifaires. :::embed ::: L’analyse d’un ensemble de fichiers obtenus par FrenchBreaches permet de confirmer la présence de plusieurs catégories de données internes attribuées à Biocoop. image Près de 6 900 personnes distinctes concernées L'analyse des données fait apparaître près de 6 900 personnes distinctes rattachées au réseau Biocoop. Il s'agit notamment de salariés, gérants, responsables de magasins et membres du personnel du siège. Les informations présentes peuvent comprendre : • noms et prénoms ; • fonctions occupées ; • adresses e-mail ; • numéros de téléphone ; • identifiants internes ; • identifiants de connexion à l’extranet ; • empreintes de mots de passe. Les mots de passe observés dans les fichiers ne sont pas stockés en clair, mais sous la forme de condensats ou empreintes (password_hash). À ce stade, les catégories de données analysées et annoncées ne font apparaître ni données de clients particuliers ni coordonnées bancaires. FrenchBreaches ne reproduit volontairement aucune donnée permettant d’identifier les personnes concernées. Une vulnérabilité LFI revendiquée Dans sa publication, le pirate affirme avoir identifié une vulnérabilité de type Local File Inclusion (LFI) sur l’extranet de Biocoop. Selon son récit, cette faille lui aurait permis d'atteindre une interface Adminer donnant accès à une base de données SQL, qu'il affirme avoir ensuite extraite. Le cybercriminel indique également que la même vulnérabilité lui aurait permis d'accéder à un service de stockage objet MinIO, dans lequel se trouvaient différents documents internes du réseau. Enfin, il affirme avoir collecté les coordonnées des magasins en envoyant un volume important de requêtes, sans être bloqué, ce qui indiquerait selon lui l'absence de limitation de débit suffisamment efficace. Ces éléments concernant la méthode d'intrusion reposent sur les déclarations du pirate et n'ont pas été confirmés publiquement par Biocoop. Plus de 17 000 fiches de contacts analysées Parmi les fichiers examinés par FrenchBreaches figure une base intitulée Shop_Contact, contenant 17 505 entrées rattachées à 1 095 identifiants de magasins. Ces 17 505 entrées ne correspondent pas à autant de personnes uniques : une même personne peut apparaître à plusieurs reprises ou être associée à différents rôles. Les données observées comprennent notamment : • noms et prénoms ; • civilités ; • fonctions occupées au sein des magasins ; • adresses e-mail utilisées comme contacts ; • numéros de téléphone fixe ; • numéros de téléphone mobile ; • numéros de fax ; • identifiants internes de magasins ; • identifiants de contacts et de fonctions. Les fonctions référencées sont particulièrement variées : gérants, responsables de magasin, interlocuteurs de différents rayons, contacts liés à la facturation, aux échanges EDI ou encore aux procédures de retrait de produits. L'analyse fait apparaître environ 4 757 adresses e-mail distinctes et plus de 5 000 combinaisons nom/prénom distinctes. Près de 9 750 entrées comportent par ailleurs au moins un numéro de téléphone fixe, mobile ou de fax. Ces données concernent environ un millier de points de vente du réseau. 4 430 comptes présents dans la base SQL de l’extranet Un autre fichier analysé correspond à un export SQL d'une table intitulée ezuser. Cette table contient 4 430 entrées de comptes et comporte notamment : • un identifiant interne ; • une adresse e-mail ; • un identifiant de connexion ; • une empreinte du mot de passe (password_hash) ; • le type d'empreinte utilisé par l'application. L'analyse permet d'identifier plus de 4 400 empreintes de mots de passe au format hexadécimal de 32 caractères. Ces mots de passe ne sont donc pas présents en clair. La divulgation d'empreintes peut néanmoins présenter un risque lorsque le mécanisme de hachage utilisé est ancien ou insuffisamment robuste, notamment en cas de réutilisation d'un même mot de passe sur d'autres services. FrenchBreaches ne reproduit aucun identifiant, mot de passe ou condensat issu de cette base. Des chiffres d’affaires et indicateurs commerciaux internes Les documents réc
Biocoop : piratage et fuite de données — ce que l’on sait, que faire
