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Hôpital Paris Saint-Joseph : cyberattaque et fuite de données — ce que l’on sait, que faire

Hôpital Paris Saint-Joseph : les données de plus de 15 000 patients diffusées par un pirate Mise à jour le 22 septembre à 19h13 L’Hôpital Paris Saint-Joseph confirme qu’un de ses prestataires a subi une cyberattaque touchant des données administratives de patients, sans divulgation de données de santé, bancaires ou de numéros de Sécurité sociale. Un cybercriminel utilisant le pseudonyme weykofa affirme avoir obtenu et diffusé des données attribuées à l’Hôpital Paris Saint-Joseph (HPSJ). La revendication a été publiée le 19 septembre 2026 sur un forum cybercriminel. Le pirate met directement à disposition trois fichiers au format CSV, pour un volume annoncé d’environ 1,3 Mo. Contrairement à une simple mise en vente accompagnée d'un échantillon, les fichiers sont ici proposés directement au téléchargement, facilitant leur copie et leur redistribution. :::embed ::: Plus de 15 000 patients concernés Dans sa publication, le cybercriminel revendique : • 15 061 entrées concernant des personnes ; • 738 entrées concernant des médecins. Ces enregistrements contiendraient notamment : • un identifiant patient (IPP) ; • les noms et prénoms ; • les adresses e-mail ; • le nombre de transactions effectuées ; • le montant total payé ; • la date de la dernière transaction ; • pour une partie limitée des enregistrements, les quatre derniers chiffres de la carte bancaire utilisée. Aucun numéro complet de carte bancaire n'aurait été observé dans le fichier analysé. FrenchBreaches ne reproduit volontairement aucune des données personnelles présentes dans les fichiers ou les échantillons diffusés. Plus de 33 000 transactions associées aux patients Les données contiendraient également des informations relatives aux paiements réalisés auprès de l'établissement. Certaines informations seraient particulièrement récentes : des transactions seraient enregistrées jusqu'au 19 septembre 2026, soit le jour même de la publication de la fuite sur le forum cybercriminel. La combinaison d'un identifiant hospitalier, de l'identité du patient, de son adresse e-mail et de son historique de transactions augmente la sensibilité de cette fuite. Un deuxième fichier consacré aux médecins Le pirate revendique également les données de 738 médecins. FrenchBreaches identifie 736 lignes et 732 noms distincts dans le fichier correspondant. Celui-ci contiendrait notamment : • les noms des médecins ; • leurs spécialités ; • leurs établissements d'exercice ; • leurs services ; • certaines adresses e-mail professionnelles. Une partie de ces informations pourrait toutefois provenir de sources accessibles publiquement. La structure du fichier comprendrait notamment des URL, des statuts HTTP et des informations correspondant à l'annuaire public de l'établissement. Il n'est donc pas établi que l'ensemble de ces données ait été extrait d'une base interne compromise. Des comptes avec des rôles administratifs dans un troisième fichier Un troisième fichier diffusé par le cybercriminel contiendrait une dizaine de comptes associés à une application utilisée avec HPSJ. • adresses e-mail ; • noms et prénoms ; • rôles associés aux comptes, dont administrateur, super-user ou concierge. Des références à Tabhotel apparaîtraient également dans ce fichier. Ces éléments pourraient indiquer l'implication d'un service ou d'une application périphérique utilisée par l'établissement, mais ils ne permettent pas, à eux seuls, d'établir l'origine de la compromission. À ce stade, la méthode d'intrusion et le système initialement compromis restent inconnus. Aucun dossier médical observé dans les fichiers analysés Malgré la présence d'identifiants patients et de données associées à un établissement hospitalier, aucun diagnostic, compte-rendu médical, résultat d'examen ou ordonnance n'aurait été observé dans les trois fichiers analysés. Les éléments disponibles ne permettent donc pas d'affirmer que des dossiers médicaux ont été compromis. La fuite reste néanmoins sensible en raison de l'association entre : • l'identité des patients ; • leur adresse e-mail ; • leur identifiant patient hospitalier ; • leurs informations de paiement et leur historique de transactions. Ces informations pourraient notamment être exploitées pour mener des campagnes de phishing ciblé ou d'ingénierie sociale, en se faisant passer pour l'établissement ou un service qui lui est associé. Des fichiers directement accessibles au téléchargement Un autre élément augmente le risque pour les personnes concernées : les données ne sont pas simplement revendiquées ou proposées à la vente. Les fichiers ont été directement mis à disposition au téléchargement sur le forum cybercriminel. Cette diffusion facilite leur récupération par d'autres acteurs et rend difficile le contrôle de leur redistribution ultérieure. Ce qui reste à confirmer À ce stade, plusieurs éléments restent à déterminer : • l'origine exacte de l'accès aux données ; • la méthode utilisée pour obtenir les fichiers ; • le système ou service initialement compromis ;

Source : FrenchBreaches — fuites de données France

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