Faktus victime d’une fuite de données : 53,7 Go, données bancaires et documents sensibles revendiqués Mise à jour le 20 septembre à 16h30 Selon nos informations, le pirate affirme avoir récupéré deux CRM complets de Faktus, HubSpot et Pipedrive, comprenant notamment contacts, entreprises, transactions commerciales, appels, notes, réunions et activités, avec 105 251 personnes potentiellement exposées. Il indique également avoir exfiltré des données de prospection et de campagnes d’e-mailing Lemlist, l’ensemble étant stocké dans le Data Warehouse de Faktus. Un cybercriminel utilisant le pseudonyme DaOnlySpark affirme avoir compromis Faktus.eu / Faktus.fr, entreprise française spécialisée dans l’affacturage et le financement de factures. Dans une publication datée du 19 septembre 2026, le pirate revendique l’extraction de 53,7 Go de données, représentant selon lui 38 497 fichiers répartis dans 21 818 dossiers. La fuite revendiquée apparaît particulièrement étendue : comptes utilisateurs, entreprises clientes, contacts professionnels, coordonnées bancaires, transactions, données KYC, informations financières, factures, contrats signés, documents d’identité et relevés bancaires feraient partie des informations obtenues. :::embed ::: FrenchBreaches a également pu examiner plusieurs échantillons attribués à Faktus. Ceux-ci font notamment apparaître des noms, adresses e-mail, numéros de téléphone, empreintes bcrypt de mots de passe, identifiants liés à l’onboarding bancaire Swan et informations associées à des comptes clients. Un autre échantillon contient des contacts rattachés à des organisations ou payeurs, avec notamment des adresses e-mail professionnelles et institutionnelles. Selon DaOnlySpark, l’accès aux systèmes de Faktus aurait été obtenu le 10 septembre 2026. Le pirate affirme avoir extrait les données avant de contacter l’entreprise et de réclamer une rançon. Cette chronologie et les circonstances de l’attaque reposent toutefois sur les déclarations de l’acteur et doivent être distinguées des éléments directement observables dans les échantillons. image 53,7 Go de données revendiqués Dans son message publié sur un forum cybercriminel, DaOnlySpark affirme avoir extrait une copie particulièrement importante des données de Faktus. Le pirate revendique : • 53,7 Go de données ; • 38 497 fichiers ; • 21 818 dossiers ; • trois bases de données PostgreSQL ; • environ 19 Go de documents, représentant selon lui 33 201 fichiers. D’après sa description, les trois bases correspondraient à l’application opérationnelle de Faktus, à une base consacrée à l’analyse du risque et à un entrepôt de données. Le volume de 53,7 Go et les différents nombres avancés proviennent de la revendication du pirate. Les échantillons examinés par FrenchBreaches permettent d’étayer la présence de certaines catégories de données, mais ne permettent pas à eux seuls de vérifier l’intégralité des volumes annoncés. Des comptes Faktus apparaissent dans les échantillons Les nouveaux échantillons examinés par FrenchBreaches contiennent des enregistrements structurés comme des comptes utilisateurs de la plateforme. Plusieurs champs sont directement observables : • des noms et prénoms ; • des adresses e-mail ; • des numéros de téléphone ; • des identifiants internes ; • des dates de création et de mise à jour des comptes ; • des empreintes de mots de passe ; • des informations relatives au consentement aux conditions générales ; • des informations relatives au parcours d’onboarding ; • des statuts liés à la vérification ; • différents identifiants techniques associés aux comptes. Certains enregistrements utilisent directement des adresses e-mail appartenant au domaine Faktus.eu, tandis que d’autres correspondent à des utilisateurs utilisant des adresses professionnelles ou personnelles externes. Les informations permettant d’identifier directement ces personnes ne sont volontairement pas reproduites par FrenchBreaches. Des mots de passe protégés par bcrypt Les échantillons contiennent un champ encrypted_password avec des valeurs commençant par : $2a$12$ Cette structure correspond à des empreintes bcrypt. Les mots de passe observés dans cet échantillon ne sont donc pas directement affichés en clair. Cela ne signifie pas pour autant que leur exposition est sans conséquence. Une base contenant des empreintes de mots de passe peut notamment faire l’objet de tentatives de cassage hors ligne, en particulier lorsque des utilisateurs ont choisi des mots de passe faibles ou réutilisés sur plusieurs services. Le pirate revendique par ailleurs la présence d’autres secrets et informations d’authentification dans différentes parties de l’export. Ces éléments doivent être distingués des empreintes bcrypt directement visibles dans l’échantillon de comptes. Des données liées à Swan directement visibles Les comptes examinés comportent également plusieurs champs faisant référence à Swan, une infrastructure bancaire utilisée dans le cadre du fonctionnement de la plat
Faktus : piratage et fuite de données — ce que l’on sait, que faire
