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Tribunal des activités économiques de Paris (TAE) : piratage et fuite de données — ce que l’on sait, que faire

Tribunal des activités économiques de Paris : les données d’environ 722 personnes exposées Mise à jour le 17 septembre à 15h10 Selon nos informations, l’accès aux données aurait pu être rendu possible par la compromission d’un compte ne disposant pas de double authentification (2FA). L’exfiltration aurait ensuite pu être menée sans détection ni limitation apparente du volume de requêtes ou de scraping. Toujours selon nos informations, aucun mécanisme de type WAF n’aurait bloqué l’activité observée. Ces éléments décrivent un scénario possible et restent à confirmer techniquement. Une fuite de données visant le Greffe du Tribunal des activités économiques (TAE) de Paris a été revendiquée le 17 septembre 2026 sur un forum cybercriminel. Un hacker affirme avoir obtenu et publié plusieurs fichiers contenant des informations sur des juges, magistrats, greffiers et autres personnes liées au tribunal. L'analyse des quatre fichiers transmis avec la revendication fait apparaître 1 364 entrées cumulées. Après rapprochement des noms et prénoms présents dans les différentes bases, celles-ci correspondent à environ 722 personnes distinctes. Ce chiffre constitue une estimation, plusieurs personnes apparaissant dans plusieurs fichiers. Les données exposées comprennent notamment des noms, prénoms, adresses e-mail, numéros de téléphone, adresses postales, dates de naissance, fonctions professionnelles, identifiants de connexion, affectations au tribunal, historiques de mandat et certaines informations personnelles ou familiales. :::embed ::: Le Greffe du Tribunal des activités économiques de Paris visé par une fuite de données Le 17 septembre 2026, un cybercriminel utilisant le pseudonyme « Alduin » a revendiqué sur un forum spécialisé la divulgation de données attribuées au site greffe-tae-paris.fr, utilisé par le Greffe du Tribunal des activités économiques de Paris. L'auteur affirme que les informations obtenues concernent principalement des juges, magistrats, greffiers et autres personnes liées à l'administration du tribunal. Les fichiers examinés contiennent effectivement des données structurées associées à ces différentes fonctions. Le fichier consacré aux magistrats comporte, par exemple, des champs relatifs au statut, aux coordonnées, à l'entreprise, à la profession, aux diplômes, aux chambres et aux mandats. À ce stade, les éléments disponibles permettent de constater la diffusion de données structurées, mais ne permettent pas d'établir la méthode utilisée pour les obtenir. Il n'est donc pas possible de déterminer s'il s'agit de l'exploitation d'une vulnérabilité, d'identifiants compromis ou d'un autre vecteur d'accès. image Quatre fichiers et plus de 1 300 entrées dans la fuite revendiquée L'analyse des fichiers permet de préciser l'ampleur de la fuite revendiquée. Quatre bases de données distinctes ont été examinées : | Fichier | Entrées | Taille approximative | | --- | ---: | ---: | | users.csv | 649 | 65 Ko | | magistrats.json | 399 | 465 Ko | | voeux.csv | 152 | 45 Ko | | juge_sans_formation.csv | 164 | 8 Ko | | Total brut | 1 364 | ≈ 583 Ko | Ces 1 364 entrées ne correspondent pas à 1 364 victimes différentes : une même personne peut apparaître dans plusieurs fichiers. Un rapprochement des noms et prénoms fait apparaître environ 722 personnes distinctes dans l'ensemble des quatre fichiers. Ce nombre doit être considéré comme une estimation du nombre de personnes concernées, et non comme un décompte officiel. 649 comptes dans le fichier users.csv Le premier fichier, users.csv, contient 649 entrées et pèse environ 65 Ko. Il comporte notamment les champs suivants : • identifiant ; • nom et prénom ; • adresse e-mail ; • identifiant de connexion (apiLogin) ; • statut du compte ; • date d'expiration éventuelle ; • groupe ; • profil ; • chambre d'affectation. Les données montrent notamment des profils associés à des fonctions de juge, juge honoraire, greffier superviseur, responsable de traitement ou autres fonctions liées au tribunal. La présence d'un champ apiLogin est notable puisqu'il correspond à un identifiant de connexion. En revanche, aucun champ consacré aux mots de passe n'apparaît dans cette base. image 399 profils détaillés dans magistrats.json Le fichier potentiellement le plus sensible de la fuite est magistrats.json. D'une taille d'environ 465 Ko, il contient 399 fiches et rassemble un nombre particulièrement important de catégories de données personnelles. Parmi les champs présents figurent : • identifiants internes ; • noms et prénoms ; • autres prénoms ; • sexe ; • date de naissance ; • statut ; • adresse e-mail ; • téléphone fixe et mobile ; • adresse postale ; • code postal et ville ; • entreprise ; • profession ; • diplômes ; • promotion ; • langues parlées et écrites ; • historique des chambres ; • historique des mandats ; • distinctions ; • informations relatives aux enfants. Les données montrent ainsi que la fuite revendiquée dépasse très largement une simple liste d'adresses e-mail. Certaines

Source : FrenchBreaches — fuites de données France

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