Groupe MGEL : un pirate revendique une fuite massive de données contenant plus de 450 000 IBAN Mise à jour — 13 septembre 2026 à 17h12 Selon nos informations, le pirate affirme avoir exploité une injection SQL (SQLi) en une trentaine de minutes il y a quatre ou cinq jours, et assure que la vulnérabilité serait toujours ouverte et n’aurait pas été détectée. Un pirate se présentant sous le pseudonyme « RedStone » affirme avoir mis en vente plusieurs bases de données attribuées au Groupe MGEL. Selon sa publication, la fuite de données regrouperait 16 bases, 387 tables et plus de 38,8 millions de lignes, avec des informations personnelles, bancaires et, dans certains cas, des identifiants de connexion. :::embed ::: La publication revendique notamment 603 845 adresses e-mail uniques, 685 676 numéros de téléphone, plus de 1,1 million de combinaisons nom/prénom et 450 806 IBAN uniques. Un fichier spécifique contiendrait par ailleurs 349 371 enregistrements associant nom, prénom, téléphone et IBAN français reconstitué. image Des données personnelles et bancaires potentiellement exposées Parmi les types de données annoncés comme exposés figurent notamment : • noms et prénoms ; • adresses postales ; • adresses e-mail ; • numéros de téléphone ; • dates de naissance ; • informations scolaires ; • coordonnées bancaires et IBAN ; • numéros de compte bancaire ; • informations relatives à des virements ; • données de facturation ; • identifiants de connexion. Le vendeur affirme également que certaines tables comportent des mots de passe en clair ou des empreintes SHA-256 de mots de passe. image Plus de 450 000 IBAN revendiqués L'un des éléments les plus sensibles de cette fuite de données concerne les informations bancaires. Le pirate revendique 450 806 IBAN uniques. Il affirme également disposer d'un fichier contenant 349 371 enregistrements combinant nom, prénom, numéro de téléphone et IBAN français complet de 27 caractères. D'autres bases annoncées contiendraient des informations relatives aux comptes bancaires, agences bancaires, virements et montants de transactions. Des bases concernant notamment des adhérents et des lycéens La nature des bases revendiquées est particulièrement sensible. Certaines seraient liées aux adhérents, à la facturation, aux virements bancaires, à des lycéens ou encore à des données de sécurité sociale. Une table décrite dans la publication ferait également apparaître des informations concernant le médecin traitant, tandis qu'une autre contiendrait des données relatives à la date de naissance, aux études, à l'établissement scolaire ou à la profession des parents. Ces éléments proviennent des déclarations du vendeur et de l'échantillon présenté. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de confirmer l'authenticité de l'intégralité des données, le nombre réel de personnes concernées ou l'origine technique d'une éventuelle compromission. Quels risques en cas de fuite confirmée ? Si les données sont authentiques, l'association entre identité, coordonnées personnelles, informations bancaires et autres données personnelles pourrait notamment faciliter des campagnes de phishing ciblé, d'usurpation d'identité ou de fraude bancaire. La présence revendiquée d'IBAN associés directement aux noms et numéros de téléphone pourrait également permettre de construire des tentatives de fraude particulièrement crédibles. image L'origine de la fuite reste inconnue À ce stade, la publication ne permet pas de déterminer comment les données auraient été obtenues ni quel système aurait été compromis. Il n'est donc pas possible d'établir, sur la seule base de cette revendication, s'il s'agit d'un piratage direct du Groupe MGEL, d'une compromission d'un système historique, d'un prestataire ou d'une autre source. Une communication du Groupe MGEL ou des investigations complémentaires seraient nécessaires pour confirmer l'authenticité des données, l'ampleur réelle de la fuite et le nombre de personnes concernées.
Groupe MGEL : piratage et fuite de données — ce que l’on sait, que faire
