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Service national universel (SNU) : cyberattaque et fuite de données — ce que l’on sait, que faire

Cyberattaque contre le Service national universel : environ 275 000 comptes auraient été compromis Mise à jour le 18 septembre à 19h40 Le Service national universel (SNU) confirme une possible fuite de données. Selon le ministère, des comptes de responsables de structures ont été créés frauduleusement, permettant l’accès à certaines données. Des investigations sont en cours. Le Service national universel (SNU) fait l’objet d’une importante revendication de fuite de données. Le hacker LunarisSec affirme avoir compromis l’un des portails du dispositif et récupéré les données d’environ 270 000 comptes liés à la plateforme, auxquelles s’ajouteraient près de 5 000 comptes de responsables de structures. Il revendique l’exploitation d’une vulnérabilité de type IDOR. Le Service national universel (SNU) aurait ainsi été victime d’une importante fuite de données visant notamment son portail destiné aux structures partenaires. L’attaque est revendiquée par LunarisSec, qui affirme avoir pu extraire massivement des informations depuis la plateforme. tweet La plateforme admin.snu.gouv.fr est notamment utilisée par les structures partenaires du SNU et leurs responsables pour gérer leur structure, proposer des missions d’intérêt général et traiter les candidatures. Selon les informations et les échantillons obtenus par FrenchBreaches, la fuite représenterait environ 270 000 comptes liés à la plateforme, auxquels s’ajouteraient près de 5 000 comptes de responsables de structures contenant des informations plus détaillées. Ces quelque 275 000 comptes ne doivent pas être présentés comme ceux de 275 000 jeunes ou mineurs. Les éléments analysés par FrenchBreaches concernent notamment des personnes rattachées aux structures partenaires ainsi que des comptes disposant de rôles de gestion sur la plateforme. image Noms, e-mails et numéros de téléphone concernés Pour les quelque 270 000 comptes constituant la première catégorie de données revendiquée, les informations comprennent principalement : • nom ; • prénom ; • adresse e-mail ; • numéro de téléphone. Les échantillons obtenus par FrenchBreaches montrent que les personnes concernées peuvent être rattachées à de nombreuses structures publiques ou associatives. On retrouve notamment des coordonnées liées à des collectivités, mairies, services départementaux d’incendie et de secours, associations, structures de la Croix-Rouge, des Restos du Cœur ou encore des organismes liés à la gendarmerie. Près de 5 000 comptes de responsables plus détaillés Une seconde catégorie de données concerne près de 5 000 comptes disposant de rôles liés à la gestion ou à l'encadrement de structures. image Ces comptes contiennent davantage d’informations que les autres comptes présents dans les échantillons. Les données analysées par FrenchBreaches comprennent notamment : • nom et prénom ; • adresse e-mail ; • numéros de téléphone ; • rôle et statut du compte ; • région et département ; • cohortes associées ; • identifiants de cohortes ; • identifiant de la structure ; • date de création du compte ; • date de dernière modification ; • date de dernière activité ; • acceptation des conditions générales ; • différents identifiants techniques internes. Certains comptes disposent notamment du rôle « responsible » et sont directement associés à un identifiant de structure, ce qui correspond au fonctionnement des espaces destinés aux responsables de structures accueillant des volontaires du SNU. Des traces d’activité très récentes apparaissent également dans les échantillons, avec des comptes présentant une activité allant jusqu’aux 5 et 6 septembre 2026. image Une faille IDOR revendiquée par LunarisSec LunarisSec affirme avoir obtenu les données en exploitant une vulnérabilité de type IDOR sur l’un des portails liés au SNU. Une faille IDOR (« Insecure Direct Object Reference ») correspond à un défaut de contrôle d’accès : une application ne vérifie pas correctement qu’un utilisateur est autorisé à consulter la ressource demandée. Dans le cas du SNU, le hacker affirme que cette faiblesse lui aurait permis d’accéder successivement à un grand nombre de fiches et d’en extraire les informations. À ce stade, FrenchBreaches n’a pas pu confirmer indépendamment que cette vulnérabilité constitue bien le vecteur de l’incident. Il s’agit de la méthode revendiquée par LunarisSec. Qui est concerné par cette fuite ? Les informations dont dispose FrenchBreaches font apparaître deux catégories principales de comptes potentiellement touchés. La première représente environ 270 000 comptes, pour lesquels des noms, prénoms, adresses e-mail et numéros de téléphone auraient été récupérés. La seconde concerne près de 5 000 responsables de structures, avec des informations supplémentaires liées à leurs comptes, leurs rôles, leurs structures et leur activité sur la plateforme. Il ne s’agit donc pas, selon les éléments actuellement analysés par FrenchBreaches, d’une base constituée de 275 000 mineurs participant au SNU. La présence de co

Source : FrenchBreaches — fuites de données France

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