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Association des maires de France : fuite de données — ce que l’on sait, que faire

Fuite de données de l’Association des maires de France : plus de 100 000 entrées liées aux élus et collectivités exposées Mise à jour le 4/09 à 15h45 L’Association des maires de France (AMF) a confirmé avoir été victime de cette fuite de données. Plus de 100 000 entrées ont été dérobées, comprenant notamment des noms, prénoms, adresses e-mail, fonctions, identifiants internes et données liées aux élus et collectivités, ainsi que des mots de passe en clair. L’AMF indique être en train de délimiter l’étendue de la fuite et avoir saisi la CNIL. Les personnes potentiellement concernées seront contactées après la réalisation de l’audit. Une importante fuite de données visant l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) a été revendiquée le 4 septembre 2026 sur un forum cybercriminel. Un utilisateur utilisant le pseudonyme Alduin affirme avoir exploité une injection SQL de type UNION sur le site amf.asso.fr afin d’accéder à plusieurs tables de sa base de données. La publication est présentée sous le chiffre de 114 000 entrées et concerne notamment des données liées à des maires, élus, agents territoriaux, collectivités et autres acteurs de l’administration publique française. tweet L’analyse des éléments diffusés montre également la présence de données d’authentification dans certaines tables, dont des hachages de mots de passe et, dans un autre ensemble, des mots de passe enregistrés en clair. Plus de 100 000 entrées attribuées à l’AMF La publication diffusée par Alduin est intitulée « [FR] amf.asso.fr - 114K ». Le chiffre de 114 000 doit cependant être interprété avec prudence. Plusieurs tables différentes auraient été extraites et une même personne peut apparaître dans plusieurs fichiers ou disposer de plusieurs enregistrements. Il est donc plus précis de parler de plus de 100 000 entrées ou profils exposés plutôt que de 114 000 victimes uniques. Parmi les fichiers présentés figure notamment une base consacrée aux abonnés de l’AMF. La capture publiée indique pour l’un de ces fichiers : • un format JSONL ; • une taille d’environ 35 841 Ko ; • des informations relatives aux abonnés et organisations ; • des fonctions professionnelles ; • des adresses e-mail ; • différentes informations liées aux abonnements. Quelles données apparaissent dans la fuite de l’Association des maires de France ? Les données observées permettent d’associer des personnes à leur fonction professionnelle et à leur organisation de rattachement. Parmi les champs présents figurent notamment : • noms et prénoms ; • adresses e-mail professionnelles ou personnelles ; • fonction occupée ; • commune, intercommunalité ou organisation ; • identifiants internes ; • type d’abonné ; • dates de début et de fin d’abonnement ; • informations de suivi associées au profil. Les données personnelles directement identifiantes présentes dans les fichiers ne sont volontairement pas reproduites ici. Des maires, DGS, RH et agents territoriaux concernés Cette fuite de données de l’AMF est particulièrement sensible en raison des fonctions des personnes présentes dans les fichiers. Les données analysées font apparaître différents profils liés aux collectivités françaises, notamment des : • maires ; • adjoints et conseillers municipaux ; • directeurs généraux des services (DGS) ; • responsables des ressources humaines ; • gestionnaires de paie ; • juristes ; • responsables administratifs ; • responsables comptables ; • chargés de mission ; • agents territoriaux. Des coordonnées appartenant à d’autres organismes publics et services de l’État apparaissent également. Cela ne signifie pas que les systèmes informatiques de ces administrations ont eux-mêmes été compromis. Leurs informations peuvent simplement être présentes parce qu’elles étaient enregistrées dans les bases utilisées par l’AMF. Une cartographie des collectivités et administrations locales La fuite ne contient pas uniquement une liste d’adresses e-mail. L’association entre identité, fonction et collectivité permet potentiellement de reconstituer une partie de l’organisation interne de certaines communes et intercommunalités. Un acteur malveillant pourrait ainsi identifier plus facilement le maire d’une commune, son DGS, un responsable RH, un responsable financier ou différents agents administratifs. Ces informations augmentent notamment les risques d’ingénierie sociale et de phishing ciblé. Une injection SQL revendiquée contre amf.asso.fr Alduin affirme avoir identifié une injection SQL de type UNION sur le site de l’Association des maires de France. Une telle vulnérabilité peut, selon sa configuration et les permissions accordées à l’application, permettre de manipuler une requête SQL afin d’accéder à des informations provenant d’autres tables de la base de données. L’auteur affirme avoir utilisé cette faiblesse pour sélectionner puis extraire plusieurs tables qu’il considérait comme intéressantes. À ce stade, l’existence exacte de cette vulnérabilité et les circonstances te

Source : FrenchBreaches — fuites de données France

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