ALERTE

Ministère de la Transition écologique : cyberattaque et fuite de données — ce que l’on sait, que faire

Cyberattaque au ministère de la Transition écologique : les données de milliers d’utilisateurs et contrôleurs revendiquées Mise à jour à 20h40 Le ministère de la Transition écologique confirme avoir subi une « attaque informatique sophistiquée » la semaine dernière. Plusieurs sites sont indisponibles. L’ANSSI intervient et un signalement au parquet a été effectué. Un cybercriminel revendique le piratage de systèmes liés au ministère de la Transition écologique et au domaine developpement-durable.gouv.fr. Deux ensembles de données auraient été récupérés, comprenant les informations de 8 166 utilisateurs ainsi que 14 656 enregistrements relatifs à des contrôleurs. tweet Dans une publication diffusée le 2 septembre 2026 sur un forum cybercriminel, un utilisateur sous le pseudonyme « mondial » affirme avoir extrait deux bases de données provenant de systèmes associés à developpement-durable.gouv.fr, domaine lié aux services du ministère de la Transition écologique. Le pirate affirme que l’accès aurait notamment été rendu possible par une mauvaise configuration d’API. Il revendique également l’exploitation d’une vulnérabilité de type IDOR concernant OISO (Outil Informatique de Surveillance des Organismes). image Deux ensembles de données récupérés selon le pirate La revendication fait apparaître deux ensembles distincts. Le premier fichier, intitulé controleurs.csv, est annoncé comme contenant 14 656 enregistrements relatifs à des contrôleurs. Le second, all_users.json, contiendrait les informations de 8 166 utilisateurs. Des extraits des deux ensembles sont directement publiés sur le forum afin de montrer la nature des informations auxquelles le cybercriminel affirme avoir eu accès. 14 656 enregistrements relatifs à des contrôleurs Le fichier controleurs.csv constitue l’un des éléments les plus importants de la fuite revendiquée. Le pirate annonce précisément 14 656 enregistrements. L’échantillon visible dans sa publication contient de nombreux champs, parmi lesquels : • un identifiant ; • le nom ; • le prénom ; • la date de naissance ; • un numéro d’agrément ; • un numéro interne ; • le métier ou la fonction ; • différentes dates administratives ; • l’organisme de rattachement ; • des informations relatives à l’activité ; • un numéro de téléphone portable. Ces données associent donc des informations professionnelles à plusieurs données personnelles nominatives. Le chiffre de 14 656 correspond toutefois à un nombre d’enregistrements et ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que 14 656 personnes distinctes sont concernées. Les informations de 8 166 utilisateurs également revendiquées La seconde base, intitulée all_users.json, contiendrait les informations de 8 166 utilisateurs. L’analyse des données communiquées fait apparaître : • 8 166 utilisateurs ; • 8 166 adresses e-mail uniques ; • 5 278 numéros de téléphone fixe ; • 3 642 numéros de téléphone mobile ; • 4 849 matricules ; • 942 unités ou directions différentes. L’étendue des informations revendiquées dépasse ainsi largement de simples adresses électroniques. Noms, e-mails, téléphones, matricules et logins Les exemples provenant de all_users.json contiennent de nombreux champs permettant d’identifier les utilisateurs et leur environnement professionnel. Parmi les informations observées figurent notamment : • le nom ; • le prénom ; • la civilité ; • l’adresse e-mail professionnelle ; • le numéro de téléphone fixe ; • le numéro de téléphone mobile pour certains utilisateurs ; • l’adresse professionnelle ; • le code postal ; • la ville ; • le bureau ; • l’unité ou la direction de rattachement ; • le pays ; • le matricule professionnel ; • un identifiant utilisateur ; • un login de connexion ; • différentes informations provenant de l’annuaire LDAP. Les exemples communiqués font notamment apparaître des comptes rattachés au CGDD (Commissariat général au développement durable) et localisés à La Défense. 942 unités ou directions différentes apparaissent dans les données La base revendiquée comprend des utilisateurs associés à 942 unités ou directions distinctes. Ce chiffre suggère un périmètre organisationnel particulièrement large et indique que les données ne semblent pas se limiter à quelques comptes appartenant à une seule unité. Les échantillons observés montrent notamment des comptes associés au CGDD, une administration liée au ministère chargé de la Transition écologique. L’identification précise des 942 unités serait toutefois nécessaire pour déterminer l’ensemble des services effectivement représentés dans les données. Près de 5 000 matricules professionnels Parmi les 8 166 utilisateurs, les données comprennent également 4 849 matricules. Ces informations sont accompagnées, selon les comptes, de différents identifiants techniques tels que : • UID ; • USERID ; • login ; • unité de rattachement ; • informations LDAP. Cette combinaison permet potentiellement d’associer l’identité d'une personne à son compte professionnel et à sa position dans l’organisation

Source : FrenchBreaches — fuites de données France

Voir l’alerte →