ALERTE

CGT Éduc’Action : cyberattaque — ce que l’on sait, que faire

Cyberattaque contre des sites de la CGT Éduc’Action : le syndicat dénonce une attaque d’extrême droite Fin août, à la veille de la rentrée scolaire, les sites de la CGT Éduc’Action Créteil et de la CGT Éduc’Action 77 ont été victimes d’un piratage ayant entraîné la suspension de leur accès pendant plusieurs jours. Selon le syndicat, cette cyberattaque intervient après le piratage massif des serveurs de l’Éducation nationale, mais serait d’une nature différente. Des contenus modifiés pour diffuser de la propagande raciste La CGT Éduc’Action Créteil affirme que les traces laissées par les auteurs de l’attaque indiqueraient des motivations politiques d’extrême droite. Des articles publiés sur les sites du syndicat auraient notamment été détournés afin de diffuser de la propagande raciste. La CGT donne comme exemple le remplacement du mot « élèves » par l’expression « élèves étrangers » dans certains contenus. La CGT dénonce une tentative de déstabilisation Face à cette attaque, l’organisation syndicale affirme qu'elle ne compte pas modifier ses positions et dénonce une tentative de déstabilisation. Elle réaffirme son engagement en faveur de la justice sociale, de l’égalité et de la solidarité entre les travailleurs, ainsi que ses positions antiracistes et antifascistes. Une attaque revendiquée comme politique par le syndicat Dans son communiqué, la CGT établit un lien direct entre l’attaque informatique et l’extrême droite, qu’elle qualifie d’« ennemi mortel ». Le syndicat replace également l’incident dans un contexte historique et politique plus large, en évoquant notamment les événements de 1934, la collaboration en 1940 et les violences attribuées à l’extrême droite depuis 1986. La CGT affirme qu’au moins 53 personnes auraient trouvé la mort depuis 1986 à cause de violences d’extrême droite. Appel à la mobilisation La CGT Éduc’Action appelle finalement la profession à poursuivre sa mobilisation contre le racisme, l’antisémitisme, l’extrême droite et les violences qui lui sont attribuées. Le communiqué se termine par le slogan « ¡ No pasarán ! » et un appel à rejoindre le syndicat. Ces éléments et l’attribution de la cyberattaque à l’extrême droite proviennent du communiqué de la CGT Éduc’Action. Le document présenté ne fournit pas d’éléments techniques permettant d’identifier indépendamment les auteurs de l’attaque.

Source : FrenchBreaches — fuites de données France

Voir l’alerte →